L'histoire a
tendance à se rappeler de Franz Joseph Haydn sous l'angle d'une
image paternelle. On le qualifie de « père de la symphonie
», « père du quatuor à cordes » et on
lui donne le sobriquet de « papa ». En fait, il n'a ni
créé la symphonie classique, ni le quatuor. Ce sobriquet
lui vient plutôt de sa personnalité, laquelle était
sereine, généreuse et paternelle, et de son effet
séminal sur l'ensemble de la musique occidentale.
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Bien que sa
musique soit merveilleusement originale et sophistiquée, elle ne
reflète pas ses qualités. En surface, elle nous
apparaît comme une musique sans prétention provenant d'un
personnage sans prétention. De plus, une grande partie de son
œuvre nous est inconnue : dizaines d'opéras, concertos,
symphonies, et pièces pour des instruments archaïques qui
n'ont pas traversé le temps et leur époque. L'œuvre
de Haydn doit être écoutée : l'humble petit
thème devenant variations luxuriantes, les fausses
récapitulations, et les finals bidons.
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