| En
1878, puis en 1879 , deux fractures des jambes, dues à la
maladie osseuse congénitale dont il est atteint, arrêtent
définitivement sa croissance et le rendent infirme. Ce qui n'était qu'un loisir devient une passion : il dessine et peint, et ne lâchera plus crayon ni pinceau. Souhaitant progresser dans son art, il entre dans l'atelier de Bonnat, puis de Cormon à Paris. Cependant, s'éloignant rapidement de tout académisme, il trouve ses thèmes de prédilection à Montmartre où il fréquente tous les lieux de plaisir et de fête. Danseuses, prostituées, acteurs et actrices deviennent ses modèles, ses figures ; Henri de Toulouse Lautrec est en effet avant tout l'un des plus remarquables portraitistes de tous les temps, et à travers le milieu marginal qui l'inspire, le témoin sensible et l'observateur sans concession de la nature humaine. Travailleur infatigable, il se passionne également pour la lithographie et réalise des affiches, des programmes pour le théâtre. |
![]() |
![]() A la fin des années 1890, son goût pour l'alcool menace sa santé : à la suite d'une crise plus violente, sa mère le fait interner en février 1899 dans une clinique de Neuilly afin qu'il soit désintoxiqué. Les journaux s'emparent de cet épisode pour condamner un peu plus encore un personnage qui semblait hors normes à ses contemporains. Il meurt le 9 septembre 1901 au château de Malromé, propriété de sa mère, la comtesse Adèle de Toulouse-Lautrec. Celle-ci, avec l'aide et le soutien de Maurice Joyant, ami d'enfance du peintre inaugure en 1922 le Musée Toulouse-Lautrec à Albi. |